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Races : Les races de chiens de traîneau
Rédaction : Joseph Ortega
On connaît ces magnifiques spécimens à la fourrure luxurieuse qui se font aussitôt remarqués en exposition ou dans la rue, pourtant il s'agit au départ de chiens très durs au travail, d'une grande rusticité.
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Le Samoyède Il vient d’Arkangelsk et prend son nom des tribus Samoyèdes de Sibérie. Son vrai nom est Samoiedskaïa Sabaka. De type Spitz (certains l’appellent également Bjelkiers), il a une magnifique fourrure blanche ou crème. Il fut utilisé par l’explorateur Scott pour sa faculté à tirer de lourdes charges. A l’heure actuelle, il est surtout employé pour la randonnée. Introduit en Grande Bretagne en 1890, c’est un nommé Kilburn-Scott qui fit reconnaître la race par le Kennel Club en 1909. Le Malamute de l’Alaska Il porte le nom de la tribu esquimaude qui le ramena de Sibérie lorsqu’elle s’établit en Alaska - Les Mahlemuts. Aux USA il porte le nom de Personality dog, en fait il est très rustique et endurant et s’il a été baptisé ainsi c’est pour sa grande sociabilité et son calme olympien. C’est le plus puissant des chiens nordiques et malgré sa taille de 65 cm au garrot pour 35 kg environ, il est capable de tracter des poids énormes. Dans les concours de trait, à Anchorage en Alaska, le Club Americain de l’Alaskan Malamute fait tirer à un chien jusqu’à une tonne sur 5 mètres. On dit qu’il est capable de tracter d’une manière générale : 8 fois son poids sur surface naturelle, et 12 fois son poids sur surface artificielle, ceci sur 10 mètres. Sur la neige, le plus difficile c’est de décoller les patins du traîneau, en donnant “ le coup de collier ” nécessaire. Dans “ l’appel de la forêt ” de Jack London, Buck doit tirer seul un traîneau avec 20 sacs de farine de 50 livres chacun “ une des pattes de l’animal ayant glissé un des spectateurs jura tout haut; puis le traîneau, par petites secousses, fit un mouvement en avant et ne s’arrêta plus, gagnant un centimètre...deux...dix ! ” Le Groenlandais Il est de la famille des Spitz. C’est un spécialiste de l’endurance avec un tempérament assez nerveux. Si avec les esquimaux cette combativité était mise à l’épreuve lors de la chasse à l’ours, avec les congénères cela devient plus délicat. En France c’est surtout P.E. Victor qui le fit connaître en rapportant avec lui quelques sujets qu’il utilisa lors de ses expéditions polaires. Il fut déçu en 1938 lorsqu’il présenta un de ses chiens en Exposition, surtout en voyant ceux que le juge avait classés devant son chien. Le Husky de Sibérie Son nom vient d’une tribu nomade du Nord-Est Sibérien les Chukchis. On dit que c’est le plus rapide, il est également endurant sur de grandes distances. Le public le connaît surtout par ses yeux bleus, caractéristique assez rare dans l’espèce canine, sauf chez quelques bergers australiens, Colleys et bergers des Pyrénées à robe merle. Il a un aspect lupoïde avec une queue en Faucille. Au début ce descendant du loup arctique était considéré comme à demi-sauvage, à l’heure actuelle, il est devenu un phénomène de mode, ce qui porte un énorme préjudice à la race. En 1930, le Kennel Club US reconnaît officiellement le Siberian Husky, il ne le sera en France qu’en 1989. L’Alaskan Husky Ce n’est pas une race officiellement reconnue et ce chien a été créé uniquement sur des critères de vitesse et d’endurance. Il faut reconnaître qu’à l’heure actuelle, dans les courses ouvertes aux chiens sans pedigree, c’est le plus représenté étant donné ses qualités qui sont indéniables. Considérations sur les chiens nordiques Il est bon de rappeler que ce ne sont pas des chiens de ville ou d’appartement. D’une manière générale ils ont besoin d’espace et d’exercices intenses pour libérer leur énergie. Leur éducation doit être ferme, dès le plus jeune âge, avec une hiérarchisation aux maîtres parfaite. Les principaux défauts sont : l’indépendance, la fugue, un instinct de chasse assez fort, le goût de la bagarre avec les congénères. Ils sont faits pour vivre en meute et si un intrus se présente il peut être mis en pièces. C’est ce qui arrive quelquefois en course, lorsque des spectateurs approchent de trop près avec leur chien de compagnie ! On ne peut pas dire que le mode de vie qu’on leur fait mener est propre à développer leur intelligence : courir-manger-dormir, courir-manger-dormir... La seule chose qu’on leur demande c’est de tracter une charge. Les chiens ou chiennes de tête ont à connaître pas plus d’une dizaine d’ordre : Arrêt, En Avant, A droite, A gauche, etc. (Dans l’arctique ils font preuve en outre d’une sensibilité du terrain, véritable 6e sens qui leur permet d’éviter les zones à risque, comme un pont de neige fragile). C’est peu lorsqu’on compare avec les autres chiens. Un chien de compagnie étant apte à reconnaître une bonne trentaine de mots. Un chien pour handicapé une cinquantaine. Un chien à la fois de compétition et de compagnie plus de 100. Aux États-Unis une expérience scientifique aurait même prouvé qu’un Berger Allemand nommé Fellow, était capable de comprendre jusqu’à 400 mots différents. Les problèmes des chiens de traîneau Les pattes La neige peut provoquer des inflammations, des crevasses, des coupures aux doigts et aux coussinets plantaires. Les esquimaux ébouillantent les pattes des chiens pour les durcir, la meilleure thérapeutique consiste à graisser copieusement ou à mettre des bottines de Nylon qui protégeront des agressions liées au froid. Les claquages musculaires Le claquage s’est la rupture de quelques fibres musculaires à la suite d’un effort. L’échauffement des bêtes est difficile à réaliser avant une course aussi certains mushers utilisent-ils un baume antalgique et anti-inflammatoire comme L’Algyval pour masser les muscles des chiens avant la compétition. Après la course on peut renouveler l’opération pour éviter les courbatures et éliminer les toxines. Les diarrhées Elles sont dues à un défaut de réabsorption de l’eau par l’intestin. En courant par des températures de moins 0°, il y a déshydratation du corps, d’autre part, il faut compter sur le stress lié à la course. La nourriture doit être riche en matière grasses, en vitamines et en sels minéraux. Le Siberian Husky paraît le plus sensible des intestins. En terre Adélie il y a des bourrasques de vent à plus de 120 km/h, au matin on doit briser la gangue de glace pour libérer les chiens. En 1950 lors de son expédition polaire Paul-Emile Victor envoya ce télégramme à des vétérinaires à Paris “ Fourrure de chiens complètement prise dans épaisseur de glace. Vains essais pour les libérer, arrachent cruellement la peau. Câblez conseils urgence. ”. Rougeurs et dépilations Quelques lignées sont inaptes à assimiler le zinc. On trouve ce défaut génétique chez le Siberian Husky, le Malamute d’Alaska, les Bull-Terriers. Il faut dans l’aliment au moins 120 mg/ kg sinon on peut ajouter 10 mg / kg et par jour. Le snow-nose ou dépigmentation périodique de la truffe est courante chez le Husky blanc. Pour terminer cette rétrospective du chien de traîneau on doit lui rendre hommage pour avoir permis aux hommes de survivre lors des expéditions polaires. Quelquefois il paya un lourd tribu ne serait-ce qu’en servant de nourriture. En 1895 Nansen avait un attelage de chiens Ostiaks venant d’un village Samoyède, n’ayant plus de provisions (une livre de pemmican par chien et par jour) il doit abattre des chiens pour nourrir les autres (ils ne mangeront que lorsque le cadavre est gelé). Amundsen écrira “ il faut même confesser, qu’il nous arrivait de nous tailler un filet de viande de chien qui était excellent et qui nous rappelait le bœuf ”. Grâce aux chiens de traîneaux le Pôle Nord a été découvert par Peary le 6 avril 1909, et le Pôle Sud par Amundsen le 14 décembre 1911 (il disparut en recherchant l’expédition polaire de Nobile). Alaskan Malamute Club de France
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